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Il était une fois, un couard Δ Beth

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Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Dim 9 Aoû - 1:45







ACTE ONE : EARTHEA

Il s'en est juste donné le droit.
Le droit de sortir, de s'éloigner un peu de tout ce qu'il a connu jusque là, le droit de « voir ailleurs », dans le but d'assouvir une certaine curiosité. Curiosité née il y a plusieurs années, concernant ceux contre qui sa propre patrie est actuellement en conflit. Depuis que son crâne est en âge de demander « pourquoi », les questions n'ont fait que s'enchaîner. Encore et toujours plus de questions, à s'en péter les neurones. Voir le peu de neurones qu'il utilise en général.
Pourquoi on les déteste ?

Sauvages.
Barbares.
Voleurs.
Sous-espèces.
Et on en repasse des bonnes.

Peu importe la façon où on regarde son initiative ; c'est juste parce qu'il est plus curieux que rancunier. En fait, il n'est pas du tout rancunier, ça lui passe par dessus la tête, mais à un point que même le peuple céleste n'a pas encore atteint.
Au mieux, il trouvera toujours une excuse, si jamais les gens veulent l'emmerder jusqu'à l'os avec cette histoire. Seulement pour aujourd'hui et pour la première fois ; il ne fait pas partie du peuple du ciel. Ses yeux découvrent la terre, la vraie et pas un bout de terreau qui flotte dans l'air. C'est juste un explorateur parmi tant d'autres. Un explorateur peu équipé, ceci dit... Mais quand même ?
Ou pas.
« Hm... Merde. »
Il ne sait pas du tout dans quoi son pied s'est fourré, mais en tout cas... L'endroit qu'il cherche se trouve juste en face et c'est maintenant que, juste là, il commence à paniquer. Bordel de. Et si jamais ça se voyait qu'il n'était pas d'ici ? Se retrouver enfermer n'est clairement pas une idée des alléchantes, surtout pour une première sortie à un jour de repos - et ne parlons pas de comment il l'a eu. Mais vu d'ici, ce lieu a l'air plus cal- ouais non, en fait on dirait une de ces vieilles villes dans les livres d'histoires ...
Peut-être que c'est cette ville, en fait ?
« Hmpf ... Fait chier. »
Le voilà posé contre un arbre ( ou une lierre, il n'y fait pas gaffe ) à l'entrée de cette ville qui fait partie de son top trois en exploration. M'fin, pour ça, il faut déjà qu'il ait le courage d'avancer. Et d'y entrer. Et de songer à poser son arme, aussi. Parce qu'actuellement ... On dirait juste un vagabond en cavale. Ou alors un lâche qui n'ose pas aller bien loin, agenouillé comme un crétin.
Pauvre crétin.
(c) Gabitch
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Dim 9 Aoû - 21:06


il était une fois, un couard.

Bethsabée s'ennuie.
Après une matinée passé à lire l'avenir dans les profondeurs incertaines de sa boule de cristal, elle a les poches pleines, assez pour s'offrir une journée – ou deux – de rien. De repos, peut-être de la méditation ou quelque chose pour la recherche de soi. Il paraît que ça aide pour ce qu'elle a...
Mais, voilà bientôt une heure qu'elle pousse des soupirs déchirants, déambulant dans des souterrains annexes à la recherche d'une quelconque attraction. Beth fait la moue, accolée au bord du chemin. Elle fait tinter les breloques à ses poignets ; ennuyée, la demoiselle est chagrine. L'ennui pousse à la mélancolie, et la mélancolie n'a jamais fait bon ménage avec Beth.
Alors, quand au détour d'un chemin de traverse, elle finit par ressortir juste derrière quelqu'un, elle s'y accroche . Pour tromper l'ennui.
De là où elle est il a l'air un peu paumé. Clairement paumé. Hésitant peut-être. Elle sourit, et tranquillement, s'arrête à sa hauteur, avant de s'asseoir juste à côté.
« Pourquoi fixes-tu l'entrée ? » Elle tourne la tête, souffle sur une bouclette. Le parme de sa jupe détonne étrangement dans l'espace.  « Serais-tu perdu ? ...»
Perdu ici, perdu dans sa tête, perdu dehors, perdu dans la vie.
Qu'importe.
© jules
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Dim 9 Aoû - 21:48







ACTE ONE : EARTHEA

Ca va faire combien de temps, maintenant.
Combien de temps qu'il reste planté là, comme un poteau, à fixer sur ce qui était censé être son objectif ? Il ne sait pas, son cerveau est beaucoup trop préoccupé à imaginer les pires scénarios possibles, surtout dans une situation stressante comme celle-ci. D'ailleurs, une question le travail ; va-t-il pouvoir en sortir ? Il y entre, il y découvre et si jamais il ressent l'affreux désir d'y rester ... ? C'est sans doute stupide, certains trouveraient ça absurde, voir complètement enfantin de ne pas être sûr de soi ...
Mais et si ?

Et si c'était possible ? Si la façon de vivre de ce peuple lui correspondait mieux ? Et pourquoi y penser que maintenant, alors qu'il était sûr de son retour dans le ciel il y a à peine une heure de ça. Mais là, tout se bouscule dans sa tête, ce cerveau qui - généralement - le permet de s'échapper d'une réalité pesante et suffocante... Là encore, c'est toujours la réalité. Et s'il le désire vraiment, ça peut changer.
Mais le désire-t-il assez ... ?

Quand notre corps a plus souvent l'habitude d'avancer que de réfléchir, ce genre de moments peut paraître terriblement et désespérément ... Long.
« Pourquoi fixes-tu l'entrée » Bonjour, vous parlez à un homme en position fœtal, le savez-vous ? « Serais-tu perdu ? ... »
Son regard se tourne vers cette voix qui brise le silence, qui brise aussi sa coquille de réflexion intense et ce n'est que par pur instinct qu'il redresse sa tête, la recule. Encore, encore, encore et en- à en tomber par terre.
Bêtement par terre.
« ... Tortue. »
Ses yeux se permettent de dévisager l'étrangère et surtout de regarder sa dégaine et de manière plus détaillé ; son accoutrement. A-t-elle une arme ? Est-ce une habitante de cet endroit ? Ou alors est-elle comme lui ? Ou mieux que lui ? Pire que lui ? D'un côté, ça serait légitime qu'elle soit armée, vu que sa main tient fermement son katana, comme prêt à être sorti au cas où ...
Faudrait cacher ça.
« Grmpf. » Mouvement en avant rapide, souple et tel un singe, le voilà à sa position de départ. « Je ... Ne sais pas. »
Lâché dans un soupir assez las, jetant un bref coup d'oeil à la cité avant de re-fixer la jeune femme en face de lui. Tiens, elle est jolie. Tiens, elle a l'air gentille. Et dieu seul sait à quel point l'esprit de cet abruti peut se montrer candide, par moment. Non, honnêtement, bien que les apparences ne s'y prêtent pas, monsieur a une certaine difficulté a parler avec autrui.
« V-Vous ... » Réfléchit avant de parler, réfléchit juste. Ne va pas effrayer l'inconnue. « Vous savez s'ils sont ge- agressifs ... ? Envers les étrangers ? »
Oui, il allait parler comme un enfant perdu. Ou alors il parle comme un enfant perdu. Au choix.
« P... Parce que je ne veux pas ... »
Être la source d'un quelconque soucis.
(c) Gabitch
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Lun 10 Aoû - 0:02


il était une fois, un couard.

Elle passe la main sur les plis désordonnés de sa jupe en faisant claquer sa langue dans sa bouche ; et ses sourcils haussés en un étonnement candide, elle regarde s'étaler par terre l'inconnu. Bethsabée sourit, les lèvres serrées, amusée par son expression. Un silence s'en suit, étrange, où l'on se jauge de loin, chacun à son tour, les yeux rivés sur ceux d'en face. Beth se pose toutes sortes de questions, et a tôt de s'offrir les réponses seule en jetant un simple coup d’œil avisé.
Soudainement, ses soupirs s'estompent pour être remplacés par un rire étouffé, les bracelets à grelots tintant aux rythme de sa respiration saccadée.
Rire étouffé devenant un rire clair aux accents aigus, enfantins. Elle a le regard espiègle, un peu moqueur, assise la, elle ramène ses cheveux en une seule masse doré sur le côté de sa tête. Et pose sa main sur la garde du katana, juste une seconde.« Cache ça. » Elle se mord la lèvre. « et ils auront beaucoup moins envie de t'agresser. » Elle sourit, malicieuse. Il est presque touchant. Pas encore assez, elle esquisse un nouveau sourire et passe une main dans ses cheveux, se lançant ensuite dans un examen détaillé et assumé du physique de son interlocuteur. Elle hausse les épaules et note l'étrange couleurs de ses yeux. Gris, bleus, bleus, gris, ça mériterait presque qu'elle se rapproche. Mais pas tant qu'il n'a pas rangé cette chose acérée à laquelle il s'agrippe comme un naufragé à son radeau. « Cependant, c'est vrai qu'on aime pas beaucoup les Gens d'En-haut par ici. »
Comment l'a-t-elle deviné ? Une intuition principalement, et cette façon de parler qui lui rappelle quelques connaissances là-haut. Et son angoisse des Earthéens. Mais surtout, une intuition. « Peut-être ne devrais-tu pas y entrer seul..»
Elle étend ses jambes devant elle. Ses seins se soulèvent dans un soupir, elle s'amuse du ton inquiétant qu'elle emploie, les yeux fixes sur les prunelles de son interlocuteur, toujours en quête de la bonne couleur.
© jules
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Lun 10 Aoû - 2:05







ACTE ONE : EARTHEA

« Cache ça. » Ah bordel de ... « Et ils auront beaucoup moins envie de t'agresser. »
Son regard s'est figé sur son arme. En effet, vraiment en effet, elle marque un point. Mais d'un autre côté, c'est comme demander à un oiseau de ne plus voler ou à un chien de ne plus manger ... Quand bien même, tirailler entre son envie de découvrir et son désir de ne pas créer de conflits inutiles, faut croire que le choix sera rapide.

Du moins, pas tout de suite.
Le temps de se dire que c'est un mal nécessaire. Que ce n'est pas un adieu, qu'il va bientôt revenir. Oh tiens, il a trouvé, sa raison pour revenir en arrière ( et non, même pas pour sa mère encore vivante, quel sale petit con ). Mais bel et bien pour cet objet qui semble avoir une importance assez particulière pour lui, jeune homme simplet au possible.
C'est donc après quelques secondes d'hésitations, que monsieur se permet de décortiquer les lierres qui se trouvent à ses côtés. Les écarter suffisamment - mais pas trop - pour pouvoir y cacher son arme. Le seul soucis sera de se rappeler de l'endroit exact. Allez, un indice ou deux, un truc con ou deux... Et ça cherche partout, comme un mongole.
« Cependant, c'est vrai qu'on aime pas beaucoup les Gens d'En-haut par ici »
...
Et ça se crispe.
Et ça se fige.
Et ça se dit merde.
Saperlipopette, bordel de Caelestis et autres blasphèmes impossible à prononcer de vive voix, mais son visage crispé par une certaine frayeur d'être aussi... Facile à détecter. Bon okay, ce n'est pas un agent spécial qui est doué pour l'infiltration, mais ce n'est pas marqué habitant du ciel sur son front.
Quoique.
« Peut-être ne devrais-tu pas y entrer seul. » Rajoute-t-elle, tandis qu'il était en train de frotter son front - non mais sérieusement. « Euh. Eh bien... »
Il la regarde, toujours les sourcils légèrement froncés - plus par inquiétude qu'autre chose. Est-ce un pi- oui non, il ne pense pas à ça, en fait. Comme tout bon abruti qui se respecte, la première chose qui lui vient à l'esprit est ...
« S-Si ... » Allez, tu peux y arriver. « S-si vous n'êtes pas occupée ... ? »
Voilà. Incapable de penser à lui. Incapable de se dire que c'est peut-être un piège. Qu'elle va le vendre dès qu'elle en a l'occasion ou quoi. Non, bien sûr que non. Dans une situation pareille, ça panique tellement et ça a juste peur de prendre la mauvaise option, qu'il préfère aller dans le sens de l'autre pour éviter un quelconque conflit. M'fin, c'est une bonne tactique, quoiqu'un peu facile, mais tant que le résultat est là.
Non, vraiment.
« Enfin ... Si vous voulez ? »
Oh wait, elle ne s'est pas proposée.
... ... ...
Cache ce visage qui commence à virer à un rouge aussi visible qu'un phare dans le noir, sombre crétin.
« A-Attendez, non ! J-J-Je vais me débrouiller. Merci. Merci du conseil, vraiment. »
Sourit, rigole bêtement. Que la gêne l'empêche de paraître crédible, dieu merci, il ne s'est pas présenté en tant que garde Royal, parce qu'honnêtement, même lui a du mal à le croire, parfois.
Souvent, en fait.
« Navré de vous avoir dérangé, je vais. Je vais voir ce que je peux faire. »
Éloigne-toi, doucement, va loin, en direction de la cité ... Et ne te casse pas la gueule en march- okay d'accord, on a rien di- oh bien rattrapé. Encore heureux qu'il sait éviter de se vautrer sur le sol.
(c) Gabitch
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Lun 10 Aoû - 14:30


il était une fois, un couard.

Il dit tellement de choses en si peu de temps, que Beth se contente de le regarder, les yeux ronds. Il bute sur les mots, bafouille, rougit et elle se demande même un instant s'il ne va pas verser une larme. À côté des énergumènes que la jeune femme connaît, ce bougre là semble totalement sortit d'un autre univers. Il est.. Idiot. Un peu naîf peut-être. Et étonnement, elle trouve ça fascinant, et quelques peu... Suspect. Alors elle le regarde, du coin de l’œil, lui demander de l'accompagner, puis se rétracter sans qu'elle ne puisse tout à fait arriver à déterminer s'il se comporte comme ça parce qu'il veut paraître inoffensif, ou s'il est réellement... Comme ça.

La Blonde plisse les yeux, un petit sourire malin sur les lèvres ; elle le laisse s'éloigner de quelques pas, indécise quand à ce qu'elle a envie de faire. Pourquoi diable s'est-il excusé ? Quelques secondes passent, laissant la réflexion se terminer, puis Bethsabée se lève dans le calme le plus total ; avant de rejoindre dans un tintement l'étrange spécimen d'être humain.
Elle laisse échapper un rire moqueur en le voyant se débattre avec la gravité ; et, parcourant rapidement la distance qui les sépare, elle lui prend la main. Tranquillement. Si la proximité le dérange, il est certainement très mal barré... « Je t'accompagne, tu ressembles trop à un enfant perdu. » Elle sourit en avançant, sans lui lancer de regard. « Je m'en voudrais je crois, que tu te perdes parmi les autochtones et qu'ils finissent par te manger. » Ou pas.
Ou elle s'en fout finalement.
Elle cherche juste un peu de compagnie, distrayante si possible.
© jules
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Mar 11 Aoû - 4:37







ACTE ONE : EARTHEA

Reprendre son calme.
Telle est la phrase qu'il se répète à lui-même. Reste calme, ne panique pas, cela ne sert strictement à rien. Est-ce si difficile de garder cette bonne vieille habitude qu'il a acquis durant toutes ces années, sur un lieu étranger et surtout face à une étrangère ...? Apparemment et surtout pour lui, qui n'a fait qu'imaginer ce genre de situation, sans pour autant réellement la vivre.
Et là, déconnexion.
« Je t'accompagne, tu ressembles trop à un enfant perdu. »
Elle lui prend la main.
Geste qui n'arrive pas réellement à le faire sortir de ses songes - oui, il rêve debout - comme étant totalement ailleurs. Le fait de trop paniquer, d'être en proie d'une anxiété sans nom, le rend aussi guimauve qu'un bonbon. Elle pourrait limite en profiter pour le dépouiller, si l'envie lui vient, il ne réagirait pas. Parce que c'est sa façon à lui de s'auto-protéger, d'une façon ou d'une autre.
« Je m'en voudrais je crois, que tu te perdes parmi les autoch-... » Elle parle, elle parle, mais va-t-elle réaliser que ... ? « ... »
Qu'il n'est plus vraiment là ?
Déconnecté de ce monde, il fallait que son cerveau se relâche pour mieux reprendre ses moyens. Là, juste pour cette fois, tous les écarts sont autorisés. Il n'est pas sur Caelestis, pas obligé de rester « droit » et pas systématiquement sur ses gardes. Veiller à ne pas dépasser les limites, veiller à rester propre, correct, poli et autres conneries. Et là, bêtement, il a juste tenté de reste fidèle à lui-même sur un lieu ... Inconnu.

Mais il n'en a plus besoin, n'est-ce pas ?
Bien sûr que non, parce que pour aujourd'hui et juste aujourd'hui : il est libre.

Tête posée sur l'épaule de l'étrangère, ça chancelle, ça s'évade encore un peu. Mais sans réellement savoir pourquoi, l'idée même d'être libre lui donne alors l'illusion d'avoir toutes les permissions. Alors voilà, il s'autorise à l'enlacer, agripper ses vêtements, comme on pourrait s'accrocher à une bouée de sauvetage, au point qu'il l'empoigne.

... Juste après, ses dents s'approprient son cou. Adieu belle image, belle réputation et autres saloperies qui l'entravent depuis sa naissance. Dans le fond, elle dégage quelque chose d'enivrant, presque déroutant. Personne ne va mentir ou se le cacher ; elle attire. Et les gens comme lui peuvent le ressentir.
Mais il faudrait peut-être se calmer...
Non ?
(c) Gabitch
Invité
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Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Mar 11 Aoû - 17:29


il était une fois, un couard.

Elle finit sa phrase, et là où la jeune femme s'attendait à une réponse, rien ne vient. Et mieux encore, il ne semble pas tout à fait décidé à avancer. Beth, soudain soucieuse, tourne la tête vers l'inconnu et l'observe silencieusement. Les yeux vissés sur son voisin, elle se rend compte qu'il a le regard vide, comme s'il avait soudainement cesser de « fonctionner ».
Elle penche sa tête vers l'avant, faisant un signe de la main. Aucune réaction. Beth se mord la lèvre, mi-amusée, mi-inquiète. C'est bien la première fois qu'elle assiste à une telle divagation, il est en proie à une telle réflexion que son esprit semble s'être évadé de son propre corps. Un vieux réflexe et Beth plonge ses doigts avec agilité dans le fond de poches de l'inconnu. Mais il ne semble pas avoir quoi que ce soit d'intéressant dans ses habits, à part lui-même. Beth claque des doigts, il est étrange.
Peut-être pas autant qu'elle, certainement bien plus que tous les pompeux du ciel. Elle touche du bout des doigts le visage de l'étranger quand il semble soudain reprendre une contenance ; et il n'a plus tant l'air d'un enfant perdu quand sa main s'échappe.

Beth sent un poids sur son épaule d'abord, un poids chancelant qui vient s'agripper à ses habits avec une avidité si soudaine qu'elle étouffe un hoquet de surprise sans réagir.
Elle recule dans un réflexe ; et paradoxalement, une pulsion délictueuse la fait soupirer quand il s'attaque à la peau blanche de son cou.  
Il lui faut quelque secondes encore pour réaliser, elle s'immobilise, coincée contre une paroi rocheuse à force de reculer et s'étonne de ne pas être si indifférente que ça...  « Qu'est-ce que tu fais ? »
Pas une once de peur n'accélère le rythme de son cœur.
La jeune femme penche juste légèrement la tête, les mains posées sur le torse de son assaillant pour le maintenir à une distance raisonnable, même si ça n'est que temporaire puisqu'il a évidemment bien plus de force qu'elle. Le regard fixe, elle jauge, le souffle quelque peu coupé. « Je pensais les hommes du ciel bien mieux élevés... »
C'est la seule chose qui parcourt son esprit, oui. Un frisson court sur son dos et sa veste glisse lentement au sol. Elle remet en question sa vision des hommes de Caelestis, sans trop se soucier de ce qui pourrait se passer ensuite. Elle est trop persuadée qu'il n'ira pas plus loin dans son exploration, trop sûre qu'il s'arrêtera là.
© jules
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Invité
Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Jeu 13 Aoû - 20:33







ACTE ONE : EARTHEA

« Qu'est-ce que tu fais ? »
Je ne sais pas.
Honnêtement, il ne le sait vraiment pas. C'est comme ça, sans aucune réflexion, sans réellement se dire qu'il va y avoir des conséquences ou autre... Après, qui dit, qu'il y en aura, des conséquences ? Ou alors, quel genre, de conséquences ? Ceci dit, dans l'état actuel des choses, l'envie de réfléchir n'y est plus.
Il s'est pris la tête pendant soixante putain de minutes avant son arrivée. Ça suffit, on s'arrête là, c'est fatiguant de trop penser. C'est fatiguant d'hésiter, de toujours hésiter et de veiller à ce que tout le monde soit content dans chaque situations. C'est crevant, c'est frustrant.
C'est gavant.

Mais malgré son geste des plus déplacés, elle n'a pas l'air d'être complètement sur la défensive. Ou alors ose-t-elle penser que ça n'irait pas plus loin ... ? En fait, il ne sait pas, jusqu'où ça ira et d'un côté, il veut savoir jusqu'où elle peut tolérer ça. Manière lâche d'inverser les rôles: elle la coupable, lui la victime.
Belle plaisanterie.
Ca reste tout de même marrant, il ne la connait pas, il ne sait rien d'elle et pourtant ... Et ça veut déjà la tester. Du moins, involontairement ou alors ça sera l'excuse à sortir. Juste parce que son cerveau refuse de réfléchir.
Pourquoi pas.

Et que se passe-t-il, quand le cerveau ne répond plus de rien ?
« Je pensais les hommes du ciel bien mieux élevés... » Oh, désolé de te décevoir ? « ... Ne me considère pas comme tel, dans ce cas. »
D'une voix anormalement calme, lui qui était sous une lourde anxiété il y a à peine quelques minutes de cela, il prononce ces mots, comme pour condamner tout éclat de lucidité de sa part.
Assurément, tout.
(c) Gabitch
Invité
Invité
Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Ven 14 Aoû - 23:54


il était une fois, un couard.

Un ange passe, sans qu'elle n'attende réellement de réponses honnêtes. Les Hommes savent rétorquer que ce n'est pas de leur faute, qu'elle l'a fait exprès, ou bien même, qu'ils se sont égarés. Personne ne s'égare su son cou sans avoir d'arrières-pensées une fois passée l'adolescence ; mais il ne se passe rien. Rien de visible ou de sonore en tous cas. Tout tiens en une observation minutieuse de l'être humain en face de soi. « Ne me considères pas comme tel » répond-t-il à une Beth dont les yeux miel restent immobiles, fixés sur un point imaginaire en plein milieu du visage de celui qui lui parle. Elle baille. Comme un animal agacé. Il ne répond pas à son questionnement finalement. Elle ouvre la bouche pour une remarque, puis se ravise, par flemmardise.
Certes il n'a rien d'un Esel que l'on roule dans la farine avec facilité. Alors de quelle espèce est-il ?
Lui qui, quelques minutes auparavant, était effrayé par l'idée d'entrer à Démétrio, se montre maintenant bien sur de lui. L'être humain et ses mystères. Perdue dans ses pensées, alors qu'elle ôte sa main du milieu, la possibilité même qu'il continue ne l'effleure pas.


© jules
Invité
Invité
Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Lun 17 Aoû - 15:33







ACTE ONE : EARTHEA


(c) Gabitch
Invité
Invité
Re: Il était une fois, un couard Δ Beth écrit le Mar 18 Aoû - 15:10
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Il était une fois, un couard Δ Beth

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